Bientôt un article sur chaque comédien
11 mai 2009
déjà cités, dont la dernière demeure fut Saint-Sauveur.
L’église Saint-Sauveur et les comédiens
11 mai 2009
Les maisons des numéros 2 et 4 de la rue Saint-Sauveur sont bâties sur l’emplacement de l’ancienne église Saint-Sauveur.
A l’origine, cette église était un oratoire connu sous le nom de “chapelle de la Tour”, en raison d’une tour carrée qui y était contiguë (tour démolie en 1778).
Dés le début du XIIIe siècle, cette chapelle était succursale de Saint-Germain l’Auxerrois. Il est à présumer qu’elle fut érigée en paroisse vers 1250. Les bâtiments de cette église, en partie reconstruits sous François 1er, ne furent jamais achevés.
L’église Saint-Sauveur renfermait les sépultures de plusieurs comédiens célèbres : Turlupin, Gaultier-Garguille,Gros-Guillaume, Guillot-Goju et Raimond Poisson.
L’église fragilisée lors de la démolition de la tour, fut démolie par sécurité. On la reconstruisait sur les plans de l’architecte Poyet lorsque la révolution ordonna la suspension de travaux. Devenue bien national, elle fut vendue et démolie une fois de plus peu de temps après.
Dans divers registres, on trouve parfois l’ancienne graphie “rue Saint-Sauvéeur”.
Démolition de l’église Saint-Sauveur. Dessin de Pierre-Antoine de Machy (1723-1807)
Dessin à la pierre noire ; 20,2 x 31,2 cm
Espionnage et foulards rouges
9 mai 2009
Nous étions au temps de la Fronde. La reine et le petit roi Louis XIV avaient dû quitté Paris.
En août 1648, le comte Loup de Pomonne, seigneur de Nissac, général d’artillerie dans l’armée du prince de Condé, sauva la vie du cardinal de Mazarin attaqué par des hommes de main dans une allée du Palais Royal.
En décembre, Mazarin confia à Nissac une mission particulière : être son espion dans Paris.
Nissac s’entoura d’une dizaine de fidèles que les Frondeurs nommérent bientôt les « Foulards rouges.”
Le premier quartier général secret de Nissac et de ses soldats se trouvait rue du Bout du monde, aujourd’hui rue Léopold Bellan. Déguisés en moines, les Foulards rouges y passèrent inaperçu. Cette voie date au moins de 1450 et s’est appelée successivement ruelle des Aigoux en1489, rue du Bout du Monde au XVIe siècle, rue du Cadran en 1807 et enfin, en 1851, rue Saint-sauveur (ce nom a été conservé de l’autre côté de la rue Montorgueil.)
Un serial squatteur
9 mai 2009
Guy Georges, tueur en série, fut baptisé par la presse le “tueur de l’Est parisien” ou encore “la bête de la Bastille”. Assassin, voleur, violeur, tueur, braqueur, prostitué… et bien d’autres vilaines choses en plus, Guy avait pourtant parmi ses pairs la réputation d’être ” joyeux buveur, d’humeur égale, serviable, souriant, attentif aux autres.”
De temps à autre Guy Georges se retrouve en prison pour un “petit” délit quelconque et ressort…
Guy Georges touche même le RMI à partir de décembre 1993 et se propose comme bénévole pour l’association Saint-Vincent-de-Paul qui l’a aidé à monter son dossier. Par commodité, il sera officiellement domicilié au siège de cette association catholique. Il passe y relever son courrier.
Voleur en série, tueur en série, l’homme connait Paris comme sa poche, les combines et les caches de la métropole. Il est également un “squatteur en série” bien connu de ses amis de la rue. C’est ainsi qu’il va venir habiter chez nous.
En effet, début 1995, Guy Georges rejoint un vieil ami dans un squat délabré et nauséabond au 26, rue Saint Sauveur. Début août 1995, il trouve un temps un emploi d’éboueur à la ville de Paris. Il quitte le squat de Saint-Sauveur et s’installe dans la chambre d’un hôtel du XVIIIe arrondissement.
Il est arrêté en mars 1998, son procès commence le 9 mars 2001. Il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté de 22 ans.
L’affaire Guy Georges a finalement abouti au principe du fichage ADN en France.
Depuis, le fameux squat du 26 est devenu un adorable appartement.
L’idée de ces articles est né dans le coeur d’un couple de Parisiens amoureux de Paris, de ses rues, de ses immeubles et de son sous-sol.
C’est l’histoire d’une copropriété, de sa rue et de ses environs…
Bienvenue chez nous !



